Views
3 years ago

MOTOREX Magazine 2004 73 FR

  • Text
  • Motorex
  • Moteur
  • Natacha
  • Moteurs
  • Huile
  • Formule
  • Huiles
  • Spiegler
  • Produits
  • Norme
MOTOREX Magazine 2004 73 FR

Reportage Reportage Pour

Reportage Reportage Pour 100 coureurs, on compte en général une femme pilote. «Je ne compte pas sur mon sexe mais sur mon talent combiné avec ce petit plus, nous dit la jeune femme d’Aigle en Suisse romande, pour me propulser sur l’avant de la scène.» Natacha Gachnang: talent et mordant Agée de 17 ans, Natacha Gachnang discerne l’essentiel dans le sport motorisé et convainc par sa volonté affirmée. Avec un matériel identique, l’égalité des chances est réelle, le savoir-faire et la stratégie au volant faisant toute la différence. Photo: AM Holzer Tandis que les filles de son âge se sentaient encore proches du monde de Barbie, Natacha Gachnang relayait à tour de rôle les garçons sur la piste de karting. Ceci remonte à 1994. Dans la famille Gachnang, le gène de la course semble fermement enraciné. Son grand-père déjà, Georges Gachnang, était sur la ligne de départ des 24 Heures du Mans, son père disputa des courses de côte et des slaloms comme pilote amateur et son cousin, Sébastien Buemi, roule également avec grand succès depuis cette année en formule BMW. MOTOREX magazine: «Natacha, permetsnous de t’appeler par ton prénom, penses-tu que la fascination et le talent pour le sport motorisé peuvent être héréditaires?» Natacha Gachnang: «Je pense bien, car dans notre famille, le sport motorisé a toujours été important. J’ai reçu mon premier kart à l’âge de 5 ans et, depuis, je conduis par passion. Quant au talent, je le définirais comme l’art de la conduite grâce à beaucoup d’entraînement et la ferme volonté d’être plus rapide que les autres.» MOTOREX magazine: «Quand t’es-tu mise à croire que tu deviendrais pilote de course professionnelle?» Natacha Gachnang: «A 9 ans, j’ai gagné mon premier Championnat suisse de karting puis ma carrière s’est bâtie étape par étape, sans que j’en sois vraiment tout à fait consciente. Je me suis entraînée, et même beaucoup, parfois plus de 100 jours par an, j’ai participé à des courses jusqu’au point de passer dans une nouvelle catégorie. Un jour, j’aimerais gagner de l’argent en courant, comme les autres gens grâce à leur métier. Ça ne marche que comme pro!» MOTOREX magazine: «Depuis quand roules-tu en formule BMW?» Natacha Gachnang: «Depuis 2003. L’année précédente, j’avais été invitée par BMW avec 59 autres jeunes pilotes, hommes et femmes, à suivre un cours de pilotage de course. Là-bas, ayant semble-t-il tellement impressionné l’instructeur Marc Surer et le jury par mes aptitudes de conduite et mon deuxième meilleur temps, j’ai décroché d’emblée une bourse pour la formule BMW.» MOTOREX magazine: «En formule BMW, on apprend par bonheur bien d’autres ficelles qu’à simplement rouler vite. Comment te débrouilles-tu avec toute cette agitation autour de toi?» Natacha Gachnang: «Cela fait partie de mon travail et franchement dit, j’y trouve totalement mon plaisir. Sans réel engagement, on n’arrive nulle part!» MOTOREX magazine: «Willi Weber, qui est aussi manager des frères Schumacher, a conclu avec toi un contrat longue durée. Qu’est-ce que cela représente pour toi?» Natacha Gachnang: (Rires) «De la chance! Monsieur Weber possède beaucoup d’expérience et est très au courant du milieu. D’un côté, il me motive par ses attentes et, de l’autre, je me sens apaisée d’être sous la houlette d’un professionnel.» MOTOREX magazine: «Les résultats de cette saison pourraient être meilleurs – quel est ton avis?» Promotion de la relève en formule BMW Marquée par la réussite, l’histoire de la promotion de la relève BMW remonte aux années 70. En formule BMW, on trouve aujourd’hui une nouvelle vague de conducteurs – et donc aussi de conductrices – qui ont tous le même objectif: la Formule 1. Depuis 1991, BMW et ADAC organisent en commun en Allemagne des séries Formule pour la relève, les activités se limitant depuis 2002 à une seule catégorie: la Formule BMW ADAC. Identique pour tous, le matériel n’est pas censé uniquement permettre aux nouveaux venus de perfectionner leur conduite. Le programme de formation, outre les disciplines «Technique de conduite et tactique», comporte également quatre autres modules: «Dynamique du véhicule et préparation du châssis», «Fitness et alimentation», «Apprentissage médias et RP» ainsi que «Sponsoring et management sportif». Les élèves roulent dans des voitures de course formule type BMW FB2 de 140 ch et pesant 455 kg (sans le pilote). La BMW monoposte a été entièrement revue il y a deux ans. Elle est considérée comme extrêmement sûre et est vendue par BMW au prix subventionné de 55’900 euros. Autres informations sous: www.bmw-motorsport.com Natacha Gachnang: «Il s’agit là de ma 2 e saison en formule BMW, et je me trouve encore en phase de construction. Le mot d’ordre pour 2004 était «Arriver et être dans les points», et là je m’y suis assez correctement appliquée.» MOTOREX magazine: «Les coureurs automobiles parlent peu de la peur – qu’en est-il pour toi en tant que femme?» Natacha Gachnang: «Il est bien connu que la peur est mauvaise conseillère. Dès que l’on commence à avoir peur, il devient difficile de rouler vite. Mais il existe aussi la prudence, lorsque p.ex. tu fais partie des trois premiers, tu vas automatiquement opter pour une autre stratégie, éventuellement plus prudente justement, que s’il faut remonter tout le trafic de l’arrière.» MOTOREX magazine: «As-tu des modèles dans cette profession?» Natacha Gachnang: «Oui, ce sont surtout les jeunes talents qui ont brillamment émergé grâce à leur propre style.» MOTOREX-magazine: «Quel est ton trait de caractère le plus typique?» Natacha Gachnang: «C’est l’impatience que j’inflige à moi-même. Une saine impatience qui me pousse à atteindre mon but.» MOTOREX-magazine: «Comment retrouvestu ton équilibre, de temps à autre hors entraînement?» Natacha Gachnang: «Auprès de ma famille. Et bien sûr en faisant du sport, j’adore grimper et pratique le sport d’endurance comme le vélo et le fitness. En outre, j’aime bien me retrouver entre amis à Aigle.» Les lecteurs et MOTOREX-magazine remercient Natacha Gachnang pour ces propos intéressants et lui souhaitent plein succès pour la poursuite de sa carrière de pilote suisse de course. 6 7 Photo: Froidevaux Photo: fournie Après les champions du monde (Schumacher), Willi Weber coache également les étoiles montantes et leur inculque la dure école des pros. Une hygiène de vie saine et l’exercice physique régulier sont les composantes essentielles du quotidien de pilote de course Natacha. Forte présence: Natacha séduit par sa manière naturelle et directe, également face aux médias.

MOTOREX PORTRAIT

MOTOREX MAGAZINE

MOTOREX Magazine - Deutsch

MOTOREX Magazine - Français

MOTOREX Magazine - English

BROCHURES